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Le sport dans tous ses états

Le sport dans tous ses états

Actualités, histoires extras-sportives, crises, défaillance du système..Les ingrédients sont là, c'est parti pour la recette!

Le dopage, gangrène du sport

Le dopage, gangrène du sport

Des entités pour chaque pays (Agence Française de lutte anti-dopage, Agence Américaine Anti-dopage..), et une qui coordonne l'ensemble, l'AMD (Agence Mondiale Anti-dopage). Tant de bureaucrates qui ne cessent de développer de nouvelles techniques anti-dopages. Et pourtant, chaque année, un nouveau scandale vient éclabousser le monde du sport : Sharapova, Amstrong, Chambers, Pantani, Landis....Cela en fait des célébrités. Et là, l'institution déclare "on le soupçonnait depuis longtemps, on avait enquêté, il allait se faire piéger". Evidemment, il faut bien se dédouaner et essayer de vanter ses résultats. Malheureusement, plus les années passent et plus les contrôles sont strictes. Mais plus les révélations sont nombreuses et fracassantes : la dernière en date sur les sportifs de Premier League Barclays. Comment en est-on arrivé là? Quelle est la place du dopage dans le monde sportif? Touche-t'il tous les sports? Tant de questions sans réponses... Messieurs les politiciens, à défaut de nous faire une politique propre, donnez nous un milieu du sport blanc comme neige!

Le dopgage est le cancer du sport. Il en touche une majorité mais un sport en particulier sort du lot : le cyclisme. Rappelons qu'en France, le premier contrôle anti-dopage a eu lieu en 1965 sur le Tour de France. Mais le dopage était déjà présent. En 1955, Docteur Pierre Dumas était nommé médecin du Tour. Selon ses déclarations, "il voyait des tas de valises contenant des flacons, seringues, tubes" passés dans les différentes équipes de la course. Très vite, on lui a fait comprendre qu'il était un intrus (selon ses propos), qu'il ne connaissait rien au vélo, et que les équipes se feraient des piqûres elles-mêmes si le médecin ne voulait pas. En 1965, la première loi anti-dopage apparaît mais les sanctions sont légères : le coureur surpris une première fois risque 6 mois de suspension.

51 ans plus tard, nous en sommes a plusieurs scandales dont l'affaire Armstrong. Rappel des faits :

- 4 Juillet 1999 : LA (pour Lance Amstrong) est controlé positif aux corticoides après la première étape du Tour. Quelques jours après, l'Union Cycliste Internationale (UCI) annonce qu'il bénéficie d'une ordonnance pour cela.

Les faits par la suite son nombreux : sortie d'un livre accusant Armstrong, Landis dopé et suspendu qui accuse LA d'être dopé aussi. Bref nous arrivons à la conclusion du dossier : le 22 Octobre 2010, Amstrong est privé officiellement par l'UCI de tous ses titres, inclus les sept du Tour de France.

Amstrong mais aussi Pantani, Landis, Virenque, Zabel, Riis... un paquet de cyclistes ! Il faudrait peut-être que les Français prennent les bons produits pour être au niveau du Tour de France. En attendant, nous verrons si Christopher Froome (coureur Britannique, vainqueur du Tour de France) est dopé, quelques accusations ont été porté vers le champion Britannique après son ascension du Mont Ventoux en 2013. Faut dire qu'il grimpait relativement facilement par rapport aux autres. Bref, arrêtons de cibler le vélo.

Le cyclisme, rampe de lancement du dopage. Aujourd'hui, beaucoup de sports sont touchés. Récemment, deux cas ont interpellé les supporters et fans : Maria Sharapova et la Barclays Premier League.

La tenniswoman a déclaré le 07 Mars dernier avoir été controlé positive au Meldonium lors de l'Open d'Australie en Janvier dernier. Elle s'explique (ou se justifie selon les avis) qu'elle prend ce médicament depuis 2006 pour traiter des problèmes de diabète et qu'elle n'avait pas regardé la liste des produits interdits de 2016 où le Meldonium figurait. Bizarre... A ce que l'on sait, chaque joueur professionnel est entouré d'une armée de médecin se chargeant de leur santé. Dans tout ce petit monde, il y a bien une personne qui se charge de regarder la liste des produits interdits. De plus, il est facile d'imaginer que la WTA (Organisation sportive organisant les tournois de tennis féminin) a du envoyer un courrier à l'entourage de la joueuse Russe. Là où l'Agence Mondiale Anti-dopage n'est pas claire, c'est que des études sont menées car elle ne sait pas exactement quels effets ont ce médicament sur l'organisme. En plus de Maria Sharapova, 200 autres sportifs ont déclaré prendre ce traitement pour leur santé. Bon courage pour différencier ceux qui l'ont pris en sachant qu'il était interdit et ceux qui l'ont pris ne sachant rien de tout cela. La joueuse est donc immédiatement suspendue de toute compétition et ses sponsors la "virent" : Nike et tag Heuer. Elle pourrait d'ailleurs perdre plus gros : ces titres acquis à Wimbledon 2004, US Open 2006, Open d'Australie 2008 et Roland Garros 2012 et 2014. Rien que ça.

Mais elle n'est pas la seule à s'être dopée ou être accusée de dopage. Récemment, Roseline Bachelot, qui ne maitrise rien sur le sujet, se permet de lâcher une "bombe" en déclarant que Rafael Nadal s'était remis trop vite d'une blessure qui l'a éloigné des terrains durant sept mois (entre 2012 et 2013) : "Cela relève forcément d'un contrôle positif". Trop de temps à rester avec Hanouna et sa troupe de joyeux lutins ne rend pas forcément plus intelligent (vu qu'elle travaille sur la même chaîne). Le joueur espagnol d'ailleurs a déclaré qu'il allait porter plainte. Bien fait!

Mais d'autres joueurs se sont faits attraper par la patrouille anti-dopage : Agassi a avoué s'être drogué en 1997 et avoir menti aux autorités. Ce n'est pas bien de mentir, André... Mariano Puerta, finaliste de Roland Garros en 2005, a été suspendu 8 ans pour dopage.

De plus, Dick Pound (ancien patron de l'agence Mondiale Anti-dopage) s'est surement mis à dos Novak Djokovic (numéro un mondial de tennis). Le Serbe à déclaré il y a peu : "Tant qu'il n'y a pas de preuve que ce jeu n'est pas propre, alors il l'est". L'ancien patron avait répondu : "C'est une approche à la Lance Armstrong ce que dit Novak". Vu le passif du cycliste Américain, Novak a du bien le prendre.

Si le tennis vient à ressembler au cyclisme, on n'a pas fini d'entendre parler de dopage. Mais les instances de tennis (à l'image d'Agassi à l'époque) aiment étouffer vite fait bien fait les affaires.

Enfin, le cas du championnat Anglais de foot. Début Avril, le Sunday Times révélait que 150 sportifs dont des joueurs de Premier League auraient été dopés par un médecin Britannique. Selon le célèbre journal, le médecin Mark Bonar, qui a été filmé à son insu, a avoué avoir traité des joueurs de Chelsea, Arsenal, Leicester et leur a donné de l'EPO, des stéroïdes ou encore des hormones de croissance (qui auraient peut-être eu une utilité plus significative sur Valbuena, oups !). Sans citer de nom, une enquête à été ouverte et on attend les résultats.

Pour conclure, le dopage est vraiment un poison dans le sport. Il avait été introduit pour aider les chevaux à aller plus vite lors des courses. Aujourd'hui, il est présent partout. Il y a les médicaments, les drogues mais aussi les mécanismes électriques dans les vélos. On n'arrête pas le progrès dans le dopage. Il serait peut-être temps que les instances travaillent aussi vite au lieu de se regarder le nombril et que les politiques aillent aussi dans ce sens au lieu d'annoncer des énormités sans preuve (n'est-ce pas Mme Bachelot ?). Un monde sportif propre : utopie ou future réalité?

PS : pour les plus scientifiques d'entre nous, voici un lien vous permettant de connaître tous les produits interdits :

http://www.dop-sante.net/substances-procedes-interdits.cfm/3/substances-procedes-interdits.html

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