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Le sport dans tous ses états

Le sport dans tous ses états

Actualités, histoires extras-sportives, crises, défaillance du système..Les ingrédients sont là, c'est parti pour la recette!

Dossier : Clap de fin pour Guardiola au Bayern

Dossier : Clap de fin pour Guardiola au Bayern

Pep Guardiola et le Bayern, une histoire qui se terminera à la fin de saison puisque le coach Catalan s’envolera vers City pour une nouvelle épopée. Autant l’idylle avec le Barça avait été parfaite, autant celle avec les Allemands restera mitigée.

C’était en 2013 que l’entraineur du moment débarquait en Baviére, avec ses valises de titres (14 avec Barcelone de 2009 à 2013). Evidemment, les dirigeants Bavarois ne le prenaient pas pour coller des raclées à Hoffenheim, Wolsburg et consorts ! Il est arrivé pour apporter un souffle nouveau à l’équipe, faire évoluer les joueurs et rafler tous les titres possibles. Mais le jeu de Barcelone est difficilement exportable et une copie restera une copie, inférieure à l’originale.

Le jeu : la possession c’est bien, mais ca ne fait pas tout.

Guardiola au Barça, c’était 65, 70 ou 75% de possession de balle, de magnifiques actions et un pressing incessant sur l’adversaire. Et surtout un joueur au-dessus des autres : Messi. « Pep » pouvait compter sur son petit bonhomme pour débloquer un match à tout moment. Au Bayern, il dispose de bons joueurs : Boateng (joueur qui a le plus progressé sous l’ère Guardiola), Muller, Lewandoski, Robben, Alonso…Mais aucun de ceux-là n’a le talent du lutin Argentin. Et quand vous tombez sur une équipe qui défend avec le couteau entre les dents comme l’Atlético, c’est difficile de prendre l’avantage. Certes l’arrivée de Xabi Alonso a fluidifié le jeu et a permis d’avoir un homme qui est devenu le chef d’orchestre de l’équipe mais ce n’était pas suffisant. Ribéry et Robben souvent blessés, la défense centrale décimée, Coman encore trop tendre, il y a eu différents concours de circonstances qui n’ont pas aidé Guardiola à tenir un calendrier de folie sur une année.

Mais on ne peut pas blâmer les joueurs uniquement. Guardiola ne s’est pas adapté au Bayern et à la Bundesliga, il a voulu faire jouer ses joueurs comme il le voulait et quelque soit l’adversaire en face. A l’inverse de Simeone, qui sait s’adapter à l’équipe qui se trouve en face et l’empêche de trouver la solution.

Ses relations avec ses dirigeants : retournements de veste !

Peu de temps après la victoire du Bayern face à Porto en ¼ de finale de la Ligue des Champions 2015 (6/1), Guardiola décidait de se séparer du médecin Müller-Wohlfahrt (qui officiait depuis 38 ans au club). La presse envoyait alors Pep vers la Premier League et City. Karl-Heinz Rummenigge déclarait dans la foulée « Je refuse que Pep quitte le Bayern », preuve d’amour à l’entraineur. Sauf que quelques mois après (Juillet 2015), ce même Rummenigge disait « Si Pep s’en va, ce n’est pas la fin du monde, on s’en relèvera sans problème ». Une chose est sûre : les relations entre coach/staff et coach/dirigeants n’ont jamais été au beau fixe.

Ses résultats

Difficile de ne pas lui reprocher ses résultats mitigés. Sur les terres Allemandes, il a (presque) tout raflé : double champion d’Allemagne, de la coupe d’Allemagne en 2014, de la super coupe d’Europe en 2013 et de la coupe du Monde des clubs en 2013, en attendant éventuellement un nouveau doublé cette année. Mais même cela ne suffit pas pour les fans du Bayern. Avec Pep, on s’attend à une ligue des Champions minimum. Mais sur les 3 ans, il s’est fait sortir par trois clubs Espagnols (Barca, Real et Atlético) : comme un coup du sort.

Mon avis tranché

Pep est un immense entraineur. Il l’a prouvé en Espagne même s’il disposait de la meilleure équipe possible. C’est lui qui a révolutionné le football et a fait de Barcelone cette machine à tout écraser sur son passage. Il a apporté un vent de fraîcheur avec une nouvelle idée de jeu : une possession et un pressing incessant. Idolâtré en Espagne, il le sera moins en Allemagne où son passage ne restera pas gravé dans les mémoires. Par contre, lui tomber dessus après sa défaite contre l’Atlético est un peu dur. Seulement il fallait un coupable et ça ne pouvait être personne d’autre que lui. S’il réussit en Angleterre, on dira que le jeu Allemand ne lui convenait pas. S’il échoue, on dira qu’il est cramé. C’est la dure réalité du football et de la vie d’entraineur. Pour moi, il est l’entraîneur de cette dernière décennie partout en Europe. Sauf en Allemagne.

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