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Le sport dans tous ses états

Le sport dans tous ses états

Actualités, histoires extras-sportives, crises, défaillance du système..Les ingrédients sont là, c'est parti pour la recette!

Bilan de l'Euro : le football entre dans une nouvelle ère.

Bilan de l'Euro : le football entre dans une nouvelle ère.

Après un mois de compétition, l'Euro a fermé ses portes dimanche soir avec la victoire des Portugais. Durant la compétition, on s'est aperçu que le football était rentré dans une nouvelle ère. Explications.

La victoire finale des Portugais conjuguée aux sorties prématurées de l'Allemagne, de l'Espagne, de la Croatie et de l'Italie a permis de tourner une page du football. En terme de jeu, mais aussi de communion avec le peuple.

Parlons du jeu. Les années 2000 ont été marqué du sceau du beau jeu, d'une identité de jeu marquée et assumée. Les sacres de l'Espagne (Euro 2008, Coupe du Monde 2010 et Euro 2012) et de l'Allemagne (Coupe du Monde 2014) reflétaient un jeu léché, une mise en place tactique irréprochable et une technique indéniable. On savait où ces équipes et leur sélectionneur voulaient aller. Des joueurs techniques mais pas trop physiques (Iniesta, Muller, Xavi, Ozil, Kroos, Silva) qui régalaient les yeux. Des buts en pagaille et un spectacle. Elles écœuraient leurs adversaires par une possession qui se traduisait par des occasions nettes et des buts. Cela se traduisait aussi en championnat où le Barca, le Real et le Bayern régnaient en maître sur l Europe. C'était aussi le temps des fin tacticiens : Guardiola, Del Bosque et Low.

Depuis quelques temps, nous avons le droit à autre chose. Tout d'abord, les sélectionneurs et entraîneurs sont plus des managers, des meneurs d'hommes que des purs tacticiens. Mourinho, Deschamps, Simeone sont de cette trempe. Ils choisissent leurs mots, savent quoi dire à quel moment et tirent le meilleur de leurs joueurs. Cela a aussi ces limites avec Laurent Blanc qui était plus un accompagnateur qu'un coach (aucun grand club ne le veut pour le moment, c'est bien pour une raison). Pour le jeu, on repassera. Est-ce si important ? Non car Simeone fait deux finales de Ligue des Champions, Mourinho gagne presque à chaque fois qu'il prend un club. Pour Deschamps, même constat : à l OM, à la Juve et en Bleu, il a presque tout bon. Un jeu basé sur le physique, des soldats sur le terrain qui donnent tout et qui mentalement sont au combat chaque minute. Pas étonnant de les voir se faire balader par les Allemands en demie pendant une mi-temps tant la différence de jeu est flagrante. Tant que ça gagne c'est bon. Une fois que ça ne fonctionne plus, on se pose les questions. On est dans une période où le mental compte presque plus que le plan de jeu. Dommage pour le spectacle. Mais n'enterrons pas le beau jeu, car l'Allemagne était diminuée pendant l'Euro.

La où l'Euro est également une réussite, c'est au niveau de la ferveur dégagée par les supporters. Doit-on revenir sur ces formidables Irlandais (du Nord ou l Eire)? Leur champ pour la police française, l'hymne Will Grigg ? Le clapping des Islandais ? Ce sont les meilleurs moments de l Euro. Quel engouement derrière leur pays, quel esprit de solidarité ! Ils ont tous été derrière leur équipe à 300%. On a vite oublié les débordements de quelques idiots Russes et Anglais. L'UEFA peut remercier les fans.

J'irai même jusqu'à dire que le jeu est passé au second plan tellement la fête était belle dans les rues.
Bien sur, il y a eu des beaux matchs : ce Belgique/Italie où les Italiens ont donné une leçon de foot, le Belgique/Pays de Galles.
Alors oui cette compétitions est une réussite, on a vibré pour les Bleus avant d'être déçu par la fin. Mais en temps de crise mondiale, l'essentiel est que les gens ont pu oublié,pendant un mois, leurs problèmes et faire corps avec leur équipe. C'est bien là le plus important.

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