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Le sport dans tous ses états

Le sport dans tous ses états

Actualités, histoires extras-sportives, crises, défaillance du système..Les ingrédients sont là, c'est parti pour la recette!

Football : Le pragmatisme, maître mot de Deschamps

Football : Le pragmatisme, maître mot de Deschamps

A l'heure du football moderne, du jeu léché du Barca, du renouveau de City, du Chelsea de Conte où le football champagne prend le pas sur le football défensif, agressif qui mise sur la contre attaque bien placée, il y a un homme (parmi d'autres) qui décide d'aller contre le temps : Didier Deschamps. Milieu défensif de formation, joueur emblématique de l'OM, de la Juve, des Bleus puis entraineur de cette même Juve ou de l'OM jusqu'aux rênes de l'équipe de France, la "Déche" a su marquer l'histoire du football, par son pragmatisme, son réalisme et ses qualités de manager qui le différencie de la plupart des entraineurs français actuels. Pendant que d'autres veulent "mourir" avec leurs idées, Deschamps lui, mise sur les points forts de ses équipes pour gagner, au détriment du beau jeu parfois, quitte à changer de schéma à chaque match.

Oui, Deschamps n'est pas de ces entraineurs qui veulent absolument garder leur philosophie de jeu avec n'importe quel groupe, même si celui-ci ne peut s'adapter à cette philosophie. La où Laurent Blanc cherche toujours à imposer une possession à a Barcelonaise (qui n'a pas marché avec Paris au haut niveau), DD cherche avant tout à tirer le meilleur du groupe dont il dispose. A l'OM, l'entraineur des Bleus possédait des joueurs techniques : Lucho Gonzales, Niang, Ben Arfa. Mais ce que l'on retient, c'est son triangle magique : Diarra-Diawara-Mbia. Trois joueurs forts sur l'homme dans les duels, capables de briser une attaque rapidement. Ils étaient les stars de Deschamps dans la quête du titre Marseillais en 2010. Le jeu était moche, ennuyant mais cela fonctionnait. Les matchs, ça se joue sur ses détails et Deschamps savait maitriser ces détails qui font la différence entre un bon et un excellent entraineur. Sa qualité de manager et de leader selon DD c'est "soit tu es leader, soit tu es suiveur". On a compris où il se situait. Lui a toujours su faire des joueurs moyens, de bons joueurs par le discours, par la psychologie. Oui, vous ne rêvez pas, Deschamps est avant tout un fin psychologue. Il ne supporte pas la défaite et cultive la gagne, à n'importe quel prix. C'est ce qu'il transmet à ses hommes.

En équipe de France, c'est la même chanson : Benzema non sélectionnable, Valbuena mal dans sa peau, une défense décimée pour l'Euro. Aucun problème pour Deschamps. Il prendra les joueurs qui selon lui, constitueront le meilleur 11 et pas les onze meilleurs. Et il faut rendre à César ce qui lui appartient : cela a fonctionné. En finale, il se fera prendre à son propre jeu : il perd contre un entraineur aussi pragmatique que lui, et qui pense que la victoire est la seule récompense. On ne retient que le vainqueur même s'il joue mal. Après Knysna, la majorité des Français n'aimait plus les Bleus. En 2016, 75% des Français étaient derrière leur équipe. La raison : Deschamps. Il l'a clamé haut et fort : "je ne prendrai pas de joueurs qui puissent nuire à l'équipe". Exit les troubles fêtes et les "racailles", place au retour des têtes bien faites. Didier a remis les Bleus à l'endroit. Et on peut lui dire merci et bravo.

Alors certes, la façon de jouer des Bleus peut énerver : ce n'est pas souvent beau, c'est parfois ennuyant voir carrément chiant. Mais cela fonctionne. Car Deschamps a peut-être enfin trouver une formule, LA formule en bleus : une doublette Pogba-Matuidi au milieu, un Grizemann en électron libre, une charnière Varane-Koscielny. Le début d'une histoire, celle de Deschamps. Si la Dèche a remis de l'ordre et de la joie dans le coeur des supporters, il lui reste un objectif : remporter un trophée avec les Bleus. 

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